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Souvenirs d’Halloween
Journal L’Éveil
Octobre 2026 — Volume 49
Auteur : David Lavoie
Jeune, j’aimais pas trop l`Halloween, c'est pas vraiment que j'aimais pas ça. Je trouvais ça le fun faire la tournée des bonbons avec mon costume par-dessus ma soute d’hiver. Ce que j’aimais moins, c’était de devoir me déguiser à l’école et la pression d’avoir un beau costume. Même si tout le monde s’en crissait de ton costume, moi, ça me stressait.
Lorsque j’ai eu des enfants, j’ai adoré passer l’Halloween avec eux, à Saint-Adelme et à Bonaventure par la suite moi avec toujours le même costume, un beau maquillage de squelette, mon manteau de cuir pis la job était faite.
C’est devenu moins le fun quand ma fille a été diagnostiquée avec le diabète. Là, la fête est devenue une source de stress et une gestion de tous les instants. Surtout avec un grand frère qui lui pouvait manger des bonbons quand il voulait. Nous autres on passait l’Halloween quand il faisait noir dehors comme dans le temps. Mais les temps avaient bien changé, pis le monde commençait à passer après l'école.
Nous, nous nous retrouvions à être les derniers, donc toute la population en profitait pour vider le reste de ses bonbons. Les enfants étaient bien contents, moi un peu beaucoup moins. On parle d’une époque où les pompes à insuline n’existaient pas et que les lecteurs de glycémie non plus. On parle d’injection à chaque repas, de correctif, de glycémie capillaire, d’hyper et j’en passe.
On devait gérer pendant au moins deux mois les esties de bonbons. Ce n’était pas comme dans le temps où on jetait la moitié des bonbons, comme les esties de Kiss pas mangeables. Non, mais, y avait-il quelqu’un qui aimait ça ? Moi et ma sœur, aussitôt qu’on avait terminé notre tournée, on se dépêchait de faire le tri et de redistribuer toutes les kiss, à ceux qui passaient.
Des papiers de bonbons qui traînent partout, des dizaines de je peux-tu en prendre un ou deux, attend on va prendre ta glycémie après on ça voir si tu peux. Pendant que son grand frère qui, même si on le laissait pas faire tout ce qui voulait en prenait quand même un peu tout le temps, au moins ça durait moins longtemps de son côté.
À Noël, souvent, on avait pas encore fini les esties de bonbons.
On voulait pas que ça soit trop platte pour ma fille, mais à un moment donné, la patience venait à manquer et on devenait un peu plus lousse sur la gestion de tout ça.
Je garde un bon souvenir de tout ça malgré tout et quand j’y pense, ça me manque tout ça…
Cet article est paru dans le Journal L’Éveil, Volume 49 — Octobre 2026.
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