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Comment va le Monde?
Journal L’Éveil
Octobre 2026 — Volume 49
Auteur : Anita Gauthier, L’Éveil
Il y a le monde, notre planète et ces temps-ci, le monde ne va pas très bien.
Je me pose cette question, comment va le monde?
En ces jours des plus incertains, il est difficile de prévoir ce qui se passera demain.
Nous vivons tous au jour le jour, on se demande ce que la vie nous réserve pour le futur.
Peut-on encore prévoir ce qui arrivera le mois prochain, l’année prochaine, dans 2 ans et, même, demain?
Personne ne le peut vraiment, à moins d’avoir une boule de cristal. Nous pouvons essayer de faire des prédictions, le mot essayer prend tout son sens ici.
Peut-on faire quelque chose pour changer la situation et sommes-nous prêts à le faire?
Pour cela, il faut prendre conscience que tout ne va pas bien.
Comme le dit Nicolas Langelier dans son livre : « Ce qu’on trouve dans la cendre ». Comment composer avec la conscience que la vie ne sera plus jamais aussi douce et aisé? Comment continuer à vivre comme avant?
De quoi la société devrait-elle faire son deuil?
De manière générale, il faudra accepter que l’abondance qu’on a connue depuis plus d’un siècle tire à sa fin.
Le progrès, la croissance économique: ces choses appartiendront bientôt au passé, si leur temps n’est pas déjà écoulé.
Cette abondance n’est pas que matérielle, elle a permis un tas de choses auxquelles on devra graduellement renoncer: accomplissement personnel, gains sociaux, sécurité publique, démocratie, éducation supérieure… Plus le siècle avancera, plus on sera préoccupés par la base de la pyramide des besoins: boire, manger, se protéger des éléments.
Que peut-on faire, nous, personnellement?
On ne peut changer le cours de l’histoire, mais on peut changer notre façon de vivre. Avons-nous vraiment besoin du dernier cellulaire, du plus gros « char »
On ne peut pas dire que le monde va bien, que tout tourne rond sur notre planète.
Des guerres, qu’elles soient militaires, commerciales, politiques ou même des guerres de clocher, elles n’en sont pas moins destructrices.
Comment va notre monde?
Oui! Comment vont ceux que l’on aime, qu’ils soient de la famille, des amis, des concitoyens, ceux près de nous et ceux qui demeurent au loin.
Tous ces gens qui nous entourent, vont-ils bien? La vie souvent apporte des défis. Certains préfèrent les affronter seul et si on leur demande : comment vas-tu? La réponse automatique est : bien, je vais bien. Et on passe à autre chose.
Le Monde va trop vite, le monde vont trop vites, c’est la course à l’armement, la course pour se défendre, la course à la survie. La course au pouvoir.
Tout le monde court. On court pour le travail, les études, les rendez-vous, pour ne rien manquer.
Pendant ce temps au Québec, comment vont les élections?
C’est la course aux élections. Tous les partis usent de différents stratagèmes pour nous faire miroiter ce qu’eux pourront accomplir.
Je vous avais dit que je suivrais la campagne électorale avec plus d’assiduité. Hé! Bien. Mission ratée.
Après quelques jours de persévérance ma patience s’est effondrée. Je n’en peux plus d’entendre : un tel a dit, un autre à fait. S’il vous plaît, nous savons ce qu’ils ont dit ou fait, on était là.
Parlez-nous des préoccupations des gens, de leurs besoins et de ce que vous pourriez faire si vous étiez au pouvoir. Ne dites pas que vous pourriez baisser le taux d’imposition.
Où prendriez-vous l’argent pour accomplir tout ce que vous nous promettez?
Nous voulons un avenir meilleur, mais nous sommes réalistes. On ne peut pas compter tout le temps sur le gouvernement pour tout.Mais on doit pouvoir compter sur lui pour l’essentiel, tels les soins de santé, l’éducation, se loger et se nourrir convenablement.
Bref, vivre décemment.
Vous, citoyens de St-Adelme et autres municipalités, comment allez-vous?
Ne dites surtout pas que ça va bien si ça ne va pas.
Et si tout va bien, je vous autorise à le dire haut et fort.
Cet article est paru dans le Journal L’Éveil, Volume 49 — Octobre 2026.
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